samedi 22 mars 2008

Un voyage mémorable

Jeudi, 20 mars 2008, nous quittons l’appartement à midi à destination du quartier Fatima. Nous avons des billets pour l’autobus de 13h à destination de Coroico où nous allons passer le congé de Pâques. On nous a dit que ça prend 3 heures pour se rendre.

12h50 : on installe les bagages sur le toit de l’autobus, on les couvrira d’une bâche de plastique qu’on attachera solidement quand tous les bagages seront rendus. Nous prenons place… et nous attendons. L’autobus se met finalement en branle à 13h15.

13h30 : à la sortie de La Paz, il y a une sorte de poste de contrôle; de chaque côté de la route, des femmes ont préparé de la nourriture qu’elles offrent aux passagers. En sortant de la ville, nous apercevons un grand barrage, celui de EPSAZ, la compagnie d’eau de La Paz (publique, mais pas au même sens que chez nous apparemment). Nous montons toujours plus haut, la végétation semble de plus en plus rabougrie et clairsemée. Le paysage est à vous couper le souffle, si l’altitude ne l’a pas déjà fait! On finit par être à la même hauteur que les nuages. Les montagnes sont hautes, les pentes abruptes, ici et là on voit des cataractes; on aperçoit ce qui ressemble à un glacier en voit de disparaître; la route serpente à flanc de montagne au bord de l’abîme surplombant les vallées. C’est la « nouvelle route » : elle compte 3 tunnels, 120 ponts, et est construite sur un sol géologiquement instable… Mais elle nous paraît néanmoins plus sécuritaire que « l’ancienne route », réputée la plus dangereuse au monde!

14h30 : nous avons commencé à descendre; la végétation change petit à petit jusqu’à devenir carrément luxuriante. Soudain, au loin, comme de l’autre côté de la vallée et accrochée au versant de la montagne, nous apercevons une ville, et nous nous disons que c’est sans doute notre destination. On s’imagine qu’on va arriver plus tôt que prévu…

15h30 : on descend toujours la montagne, en serpentant, cahin caha, sur cette route qui nous semble de moins en moins « nouvelle »; il y a eu ici et là des éboulements; on parvient finalement en bas de la vallée, on traverse une rivière, et hop! On repart en montant : on a tellement descendu qu’on doit maintenant grimper jusqu’à Coroico, sur une route étroite et poussiéreuse. On arrive finalement : il est 16h15. La vue est magnifique, la ville étant située au cœur des Andes; on voit même au loin, se profilant à travers les nuages, un sommet aux neiges éternelles.

17h15 : la voiture qui devait venir nous chercher n’est toujours pas arrivée; ils n’ont pas dû recevoir le message annonçant que nous serions là. On décide de prendre un taxi. On s’imagine qu’on est presque rendues, quand on découvre que la distance à parcourir est encore de 11 km, sur une autre route « de campagne » (et de montagne). Le chauffeur klaxonne à chaque tournant, car c’est un peu étroit lorsque 2 véhicules se rencontrent. Finalement, après ce qui nous semble un temps interminable, on arrive enfin à l’Université catholique Carmen Pampa et au couvent des Sœurs Franciscaines. Un bon repas, une bonne douche, et un repos bien mérité sont appréciés.

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